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Les Montbéliardais en Nouvelle-Ecosse: 1750 - 1815

Terrence M. Punch, D.Litt.

LES PROTESTANTS ÉTRANGERS

. . . Afin d'attirer les protestants étrangers, le gouvernement offrait à chaque homme cinquante acres de terre, exploitable sans frais et sans taxes pendant une période de dix ans. Chaque femme et chaque enfant ajoutaient à la part du chef de famille dix acres supplémentaires. Le gouvernement s'engageait également à les entretenir pendant les douze premiers mois suivant leur arrivée en Nouvelle-Écosse. Il s'engageait à leur fournir des mousquets, de la poudre, des outils pour l'agriculture, la pêche et la construction des maisons. . . .

La plupart des hommes étaient accompagnés de leurs femmes et/ou de leurs enfants. Il fallait que chacun vende ses biens pour obtenir un peu d'argent. Il devait payer un impôt de départ et se munir d'un passeport ou de lettres de protection des autorités et de l'église de sa communauté. . . .

En tout, 425 Montbéliardais partirent pour Halifax entre 1750 et 1752. Quel fut leur sort? Quarante moururent en mer pendant la traversée en 1752 (9,4%). Il y eut 96 morts à Halifax entre août 1752 et mai 1753 (22,6%) [Punch 1998]. . . . Le sort des 106 (25%) Montbéliardais restant demeure inconnu, enfin 154 (36,2%) restèrent en Nouvelle-Écosse. . . .

LA COLONIE DE LUNENBURG

. . . L'établissement initial de Lunenburg englobe un grand ensemble de terre arable. Bien que les hommes de Lunenburg furent connus surtout comme pêcheurs au XIXe siècle, la majorité d'entre eux, . . . ont été des cultivateurs. . . . La fertilité du sol et l'intensification de la culture sont à l'origine du succès de la colonie de Lunenburg.

. . . Il ne fut pas possible en 1755 de suivre le plan prévu ravitaillement des habitants. . . . Il y avait eu des raids indiens, et des intempéries. Pendant l'été de 1757 une sécheresse prolongée frappa durement l'agriculture. L'hiver de 1758/59 détruisit de grandes quantités de récoltes entreposées et une partie des animaux. On comprend aisément que certaines personnes quittèrent aussitôt la Nouvelle-Écosse, . . .

. . . En 1770, il ne restait plus que la petite moitié des colons arrivés de 1750/52 à Lunenburg. Un nombre indéterminé . . . demeura à Halifax ou à Windsor. . . .

Il est impossible de savoir aujourd'hui le nombre exact de Néo-Écossais dont l'origine paternelle est montbéliardaise. Nous pensons que le chiffre se situe entre seize et vingt-deux milles personnes, tandis qu'à peu près trente-six mille doivent cette origine à leurs mères ou à des aïeules. Leur contribution comme hommes politiques, pasteurs, cultivateurs et industriels à la vie de notre province a été considérable. Ce sont d'excellents concitoyens qui jouissent d'une haute estime.

 

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